Publier son premier roman Fantastique : ce qu’il faut savoir !

Vous venez de terminer votre premier roman appartenant aux littératures de l’Imaginaire, vous voulez le publier mais vous ne savez pas comment procéder ? Voilà les principes de base à connaître.

Cibler la maison d’édition

Avant d’envoyer votre manuscrit, il faut cibler la maison d’édition à laquelle vous allez le soumettre car chacune possède sa propre ligne éditoriale. Par exemple, si votre roman appartient au genre du roman noir, vous n’allez pas l’envoyer aux éditions Harlequin qui publient uniquement de la Romance. Le mieux sera donc de l’envoyer à des maisons d’éditions publiant ce genre, comme par exemple Fleuve éditions ou Acte Sud.
Pour identifier la ligne éditoriale, rien de plus simple ! Il suffit simplement de regarder ce que la maison d’édition publie.

Soumettre votre roman

Une fois la ligne éditoriale identifiée vient le temps de la soumission. À noter que si les grandes maisons d’édition reçoivent des manuscrits toute l’année, les petites maisons d’édition ont des périodes d’ouverture prédéfinies. Vérifiez bien ce point avant tout envoi.
Ensuite, il vous faut regarder les critères de soumission sur le site de la maison d’édition. Vous les trouverez généralement dans la rubrique « soumettre un manuscrit » ou dans l’onglet « contact ». Seront listées les règles d’envoi comme par exemple :

  • le type de fichier accepté : soit Word, soit OpenOffice, soit PDF. Plusieurs formats différents peuvent même vous être demandés ;
  • la taille minimale et maximale attendue d’un manuscrit, donnée en s.e.c (signes espaces comprises) ou en c.e.c (caractères espaces comprises) ;
  • les règles de mise en page à respecter ;
  • le synopsis de votre roman (ou série) ;
  • si l’envoi se fait par voie numérique ou postale.

Si rien n’est indiqué, il faut envoyer son manuscrit avec une mise en page standard, c’est-à-dire avec des marges assez larges, des interlignes doubles, un texte justifié dont chaque paragraphe commence par un alinéa et, surtout, avec des dialogues utilisant des tirets cadratins et des espaces insécables !
Une fois que vous êtes assuré que votre roman colle à la ligne éditoriale et qu’il est présenté comme demandé, il n’y a plus qu’à envoyer !

Réponse de l’éditeur

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Le délai de réponse de l’éditeur ou l’art d’étirer le temps !

Les délais de réponse varient d’une maison à une autre, allant de deux mois à plus d’un an. Il est donc conseillé, après votre envoi, de continuer à écrire au risque de tourner en rond un sacré moment !

Si la réponse est négative, vous recevrez généralement un mail de refus type, non argumenté. Pourquoi ? Parce que les maisons d’édition n’ont pas le temps de personnaliser chaque réponse compte tenu du nombre de manuscrits reçus. Ne vous en formalisez pas.
Si vous recevez une réponse négative mais personnalisée, vous avez de la chance ! Prenez alors le temps de répondre à l’éditeur.

Autre point important : ne vous arrêtez pas à un refus. Jamais. Si une maison d’édition vous dit « non », envoyez votre roman à une autre et ainsi de suite.
Et s’il ne trouve toujours pas preneur, laissez passer un peu de temps puis remaniez-le avant de le soumettre de nouveau.

En cas de réponse positive : bravo ! Vous avez séduit un éditeur qui est prêt à investir de l’argent dans votre roman. À partir de maintenant va commencer la phase éditoriale.

​Le travail éditorial

L’étape suivant l’acceptation d’un manuscrit est la signature du contrat éditorial sur lequel seront marquées plusieurs informations comme :

  • le pourcentage de vos droits d’auteur ;
  • quand vos droits d’auteur vous seront versés (tous les 6 mois voire tous les ans) ;
  • le montant de votre à-valoir (uniquement pour les moyennes et grandes maisons d’édition) ;
  • le délai de publication de votre livre une fois les corrections effectuées…

Et plein d’autres détails qu’il est important de lire et de bien comprendre pour éviter les pièges et les clauses abusives.

Ce n’est qu’après la signature du contrat que les choses sérieuses vont commencer : les corrections éditoriales.

Autant vous prévenir tout de suite : si vous n’êtes pas prêt(e) à effectuer des changements sur

corrections éditoriales
Corriger encore et toujours !

votre manuscrit, ne le soumettez pas car une maison d’édition sérieuse vous en demandera toujours. Cela peut aller de la simple reformulation des phrases à la suppression d’un personnage où de passages entiers, voire même à la réécriture de votre fin. Croyez-le ou non mais cette phase est très importante et sera un vrai plus autant pour votre roman que pour vous.

Les corrections éditoriales peuvent se faire en plusieurs vagues, ce qui permet petit à petit de polir votre manuscrit pour lui donner sa forme finale, celle qui atterrira dans les bibliothèques et les liseuses de vos futurs lecteurs.

Couverture et résumé du roman

Chez Flammèche, mon avis est pris en compte pour la couverture et le résumé.

Beaucoup de primo-auteurs pensent qu’ils auront leur mot à dire sur la couverture et le résumé, ce qui n’est pas toujours le cas. Les petits et moyens éditeurs impliquent généralement l’auteur dans cette phase éditoriale mais à différents degrés. Certaines grandes maisons d’édition aussi mais de manière générale, la couverture et le résumé de couverture sont considérés comme dépendants du service marketing puisque ce sont les deux éléments qui vont attirer le lecteur et l’inciter à acheter le roman. Or, il y a une différence entre ce que voudrait l’auteur et ce qui attire l’attention des lecteurs.
Là aussi, faites confiance à votre éditeur.

Droits d’auteur

Les droits d’auteur tournent en général autour de 8% (du prix du livre hors taxes) dans les grandes maisons d’édition contre 10% dans les plus modestes pour les primo-auteurs. La différence est que si vos droits n’évoluent pas dans les maisons d’édition modestes (ou très peu), ils augmentent dans les grandes en fonction du nombre d’exemplaires vendus. On parle de 10-12-14, soit 10% de droit d’auteur au début, 12% à partir de 5 000 exemplaires vendus et 14% au-delà de 10 000.

– Pourquoi un auteur touche-t-il aussi peu ?

Parce que le prix du roman hors taxes est partagé entre tous les acteurs de la chaîne du livre, comme le montre le diagramme ci-dessous tiré du site les-crises.fr et établi selon le rapport Gaymard.Châine du livre en France

Autrement dit, tous les acteurs de la chaîne du livre vivent de leur activité, sauf l’auteur. Heureusement, certains romanciers tirent leur épingle du jeu et parviennent à vivre de leur plume, voire à en vivre très confortablement. Mais ils sont très rares.

Le mythe du grand méchant éditeur

Certains clichés ont la vie dure, comme l’artiste se plaçant au-dessus de toute considération matérielle (c’est bien connu, un auteur ne mange pas, ne s’habille pas, ne se loge pas et ne se chauffe pas…)

L’autre cliché ancré dans l’esprit des gens est celui du méchant éditeur qui ne pense qu’au profit et s’enrichit sur le dos des auteurs (reprenez le diagramme ci-dessus, vous verrez qu’il n’est pas le seul).

Avant de crier au loup, n’oubliez pas qu’une maison d’édition est une entreprise. C’est-à-dire qu’elle a des salaires, des charges et des taxes à payer et qu’elle doit rembourser tous les frais qu’elle avance sur les livres. Les auteurs « bankable » des grosses maisons sont une sécurité qui leur permet de publier des auteurs moins connus.

Vu qu’une maison d’édition engage des frais sur ses romans, elle mise logiquement sur ceux capables de rapporter. C’est une logique basique. Triste car cela les incite à éditer en priorité ce qui fonctionne quitte à sacrifier la diversité, mais c’est logique.

Cela n’empêche pas certains éditeurs véreux d’opérer dans le milieu, soyons honnêtes.

VS la petite maison d’édition familiale

A contrario, les petites maisons d’édition, souvent montées par des passionnés désirant donner leur chance à des jeunes auteurs français, privilégient l’originalité et la diversité. Cependant, les bonnes intentions ne font pas tout et, couplées à une faible distribution (en raison du coût de cette dernière), entraînent des pertes financières les menant souvent à la fermeture.

Ces dernières années, dans le paysage de la Science-fiction, de la Fantasy et du Fantastique (ou SFFF), plusieurs maisons ont fermé leurs portes : les éditions La Madolière, Sortilège, Griffe d’Encre, La Bourdonnaye, Céléphaïs, Mythologica, Artalys et, plus récemment, les éditions du Riez. J’en oublie peut-être. Malgré tout, ces petites maisons ont permis à certains auteurs d’être repérés par des grandes maisons d’édition, d’où leur importance dans le monde littéraire d’aujourd’hui.

écriture
N’arrêtez jamais d’écrire !

Si vous ne parvenez pas, en tant que primo-auteur de SFFF, à rejoindre une grande maison, n’hésitez pas à vous tourner vers les petites. Vous vous donnerez une chance d’exister en tant que romancier/ère et vous vivrez une expérience humaine magnifique.
Ça n’a pas de prix !

Quelques éditeurs SFFF

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